RIOM - Education lundi 1 décembre 2008 - 18:00
Les lycéens contre la réforme
Le reforme de Darcos ne les séduit pas du tout. Alors la moitié des 1.400 lycéens de Virlogeux a refusé, hier matin, d'entrer en cours.
Ce qu'ils veulent ? « Se faire entendre », « le blocus du lycée », « booster le mouvement ». Alors, la moitié des lycéens de Virlogeux a refusé, hier matin, d'entrer en cours. Sept cents élèves sont restés dans la rue du Général-Chapsal.
« On est partagé. Pas contre la réforme mais parce que certains pensent que ce n'est pas à nous, petit lycée de Riom, de lancer le mouvement. Mais il faut bien commencer quelque part ! ». À 10h30, la police ferme la rue. À 11 heures, les élèves retournent dans l'établissement pour une assemblée générale. La majorité se dégage pour le blocus. Une pétition en ce sens recueille plus de 450 signatures. Ces élèves n'ont donc pas repris les cours.
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lundi 8 décembre 2008 - 21:37
Réforme du lycée: blocages d'établissements par des élèves
education lycée manifestation réforme
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(AFP/archives - Gerard Cerles)
Plusieurs lycées étaient bloqués lundi ou leurs cours perturbés dans plusieurs villes, dont Caen, Amiens ou Bordeaux, par des élèves opposés aux réformes voulues par le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, a-t-on appris auprès des rectorats et un proviseur a été légèrement blessé à Brest.
A Brest, plusieurs dizaines de jeunes, sans mot d'ordre ni revendication particuliers, ont perturbé les cours de plusieurs lycées. Un chef d'établissement a été légèrement blessé en tentant de s'interposer et a dû être hospitalisé, selon la police qui a dispersé la manifestation sans violences dans l'après-midi.
A Caen, le lycée Dumont d'Urville (1.100 élèves), a été bloqué dans la matinée par une soixantaine d'élèves. L'établissement a décidé de suspendre les cours pour la journée de mardi, selon le rectorat de Caen. Le lycée Laplace (660 élèves), tout proche, a également été bloqué par quelques dizaines d'élèves.
Trois autres établissements -les lycées Jean Guéhenno à Flers et Mézeray à Argentan (Orne) et le lycée Charles Tellier à Condé-sur-Noireau (Calvados)- ont été partiellement bloqués, certains cours étant assurés, selon le rectorat.
Un des élèves bloquant le lycée professionnel Mézeray (600 élèves) a cependant indiqué à l'AFP qu'aucun cours n'avait lieu dans l'établissement et que le blocage pourrait continuer dans les prochains jours. "Nous voulons dénoncer l'aberration de la réforme du bac, général comme pro", a expliqué Quentin Giry, élève de première ES, joint par téléphone.
Dans le Sud-ouest, "on a observé de l'absentéisme en Gironde, à des degrés variables" et un rassemblement dans les rues du centre de Bordeaux a réuni "1.100 élèves", a affirmé le rectorat.
En Dordogne, la gendarmerie a dénombré 500 lycéens manifestant à Périgueux, 250 à Ribérac et 100 à Nontron.
Un mouvement de moindre ampleur a également touché la côte basque, selon le rectorat, qui a signalé "des attroupements plus ou moins importants" devant quelques établissements mais aucun cas de blocage.
A Amiens, c'est le bâtiment principal du lycée Louis Thuillier qui a été occupé par des élèves qui s'étaient vus, selon eux, interdire par la direction la tenue d'une assemblée générale sur la réforme du lycée.
Les manifestants, dont les initiatives semblent largement spontanées selon les rectorats, s'opposent notamment à la réduction du volume hebdomadaire des cours et craignent des suppressions de postes d'enseignants et une augmentation du nombre d'élèves par classe.
L'absentéisme était par ailleurs "fort" lundi dans deux lycées de Cherbourg et sa banlieue, a précisé le rectorat d'académie.
En Loire-Atlantique, quatre établissements ont été perturbés lundi à Nantes et Orvault (blocage partiel), Blain (cours suspendus pour la journée) et au lycée professionnel de Guérande (fort absentéisme), selon le rectorat de Nantes.
A Chinon (Indre-et-Loire), une centaine d'élèves ont manifesté dans la matinée à l'entrée de leur lycée, avant de se rendre en cours.
Ces manifestations font suite à une mobilisation des lycéens vendredi à l'appel du syndicat Fidl qui avait été suivi par quelques milliers de lycéens à travers la France.